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Protéger les chirurgiens-dentistes et les soignants : un intérêt général !

Le 12 mars dernier était organisée la Journée européenne contre les violences faites aux soignants. Les chirurgiens-dentistes libéraux, à l’instar de tous les autres professionnels de santé, étaient mobilisés pour dénoncer une dégradation de leur condition de travail au quotidien. Conscient des problématiques que cela engendre, le ministère de la santé a clairement affirmé son ambition de faire évoluer rapidement les choses.



Appel à la mobilisation générale pour sécuriser le quotidien des soignants


Certaines problématiques sont récurrentes dans le milieu de la santé et concernent toutes les professions, tant à l’hôpital qu’en ville. Ainsi en est-il des faits de violence commis à l’encontre de chirurgiens-dentistes, de médecins, d’infirmières, … C’est pourtant, si on en croit les différentes déclarations des ministres qui se sont succédé au ministère de la santé au cours de ces derniers mois, une des priorités des autorités publiques. C’est en tout cas le message, qui a été martelé à l’occasion de la journée européenne contre la violence faite aux soignants ( 12 mars). Ainsi, dans le communiqué de presse rédigé pour l’occasion, le Ministère de la santé réaffirme avec force ses engagements en prônant une « tolérance zéro » vis-à-vis des patientes et des patients, auteurs de ces faits.


Conscient de la problématique et des enjeux que cela représente, le ministère s’engage à accompagner les chirurgiens-dentistes et les autres professions de santé : « La peur ne doit jamais dicter la manière dont on soigne. L’État prendra ses responsabilités. D’ici septembre 2025, plusieurs mesures concrètes seront mises en œuvre pour protéger les soignants. » Ainsi, le ministère a répondu aux appels, lancés par plusieurs organisations syndicales, en affirmant que la proposition de loi « visant à renforcer la sécurité des professionnels de santé » sera à nouveau débattue dès le mois de mai prochain. La sécurité étant une priorité, les évolutions doivent se faire sans plus attendre.


Une situation dégradée et des actions urgentes à décider pour la protection des cabinets dentaires et des centres de santé


Rappelons que cette proposition de loi devrait donc durcir les sanctions contre les auteurs de ces infractions. Un nouveau délit sera créé pour pouvoir sanctionner quiconque insulte ou menace verbalement un soignant dans l’exercice de ses fonctions. Le sujet semble faire l’unanimité. D’autant que Mme Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles et M Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins ont tenu des propos clairs et ambitieux pour répondre aux attentes des professionnels de santé :


« Le gouvernement tient à réaffirmer son soutien indéfectible aux professionnels de santé. Nous sommes déterminés à garantir un exercice en toute sécurité pour celles et ceux qui s’engagent pour soigner les autres. Protéger ceux qui soignent, c’est protéger notre système de santé. Notre ligne est claire : tolérance zéro face aux violences »


Selon l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS), la relation entre les patients et les soignants s’est considérablement dégradée depuis la crise sanitaire du coronavirus. Faut-il y voir une conséquence de la défiance envers la Science en général et la médecine en particulier, qui ne cesse de grandir depuis la pandémie ? Toujours est-il, que les patentes et les patients apparaissent être de plus en plus exigeants tout en se révélant de plus en plus impatients. Le tout dans un contexte, où la démographie médicale ne semble pas en mesure de satisfaire à ces nouvelles attentes (désertification médicale et dentaire notamment).


La question est d’autant plus importante, que le ministère de la santé entend renforcer l’attractivité de ces professions de la santé, afin de pouvoir répondre aux besoins de recrutement dans les années à venir.




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